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mercredi 12 juillet 2017

Peinture

Fort Mahon plage



A nous la liberté

  Le temps s'échoue
sur le rire des enfants
au loin un voilier disparait

 

 

 

 

 

vendredi 29 mai 2015

Canet imaginaire - 10

    Saint-Valery-sur-Somme



Un gout de paradis

 

Nous étions partis tôt ce matin là; c'était une marée exceptionnelle partis avec nos bottes, nos épuisettes, nos paniers...nous nous retrouvions chaque été à la même période; nous venions tous avec nos parents de la régions parisienne, à part Nathalie qui venait de Marseille;

 Elle fleurait bon le sud; quand elle me parlait j'entendais les grillons, j'entendais le vent sifflant dans les ruelles étroites, quand je la frôlait je sentais l'odeur de la lavande, les embruns un jour de vent d'ouest,  les fragrances de la terre humide, l'odeur du linge séchant aux fenêtres,  quand je plongeait mon regard dans le sien je voyais la lande violine dévaler la Coline et se plonger à corps perdu dans la mer transparente et turquoise, le soleil orange émergeant d'un miroir, et quand s'installait entre nous le silence, j'avais envie de m'installer à l'ombre d'un cloître  et méditer sur l'amour; vous vous demandez comment je pouvais faire ces associations à quinze ans?
 j'avais vécu quelques années dans mon enfance à Marseille avec mon père ma mère et ma sœur avant d'habiter dans cette banlieue morne et grise...

Notre groupe était équilibré trois filles et trois garçons; les filles était toutes plus belles les une que les autres, surtout quand, après quelques morsures du soleil, leurs peaux  se coloraient d'un caramel brun. que nous aurions aimés dégustés.

Pierre avait la plus grande maison et c'est souvent qu'après nos pêches miraculeuses nous nous réunissions et que sa mère nous préparait des pâtes au coques;
ce jeudi s'annonçait merveilleusement bien; nos paniers étaient remplis .

Le repas fût délicieux;  à l'issus de celui-ci chacun vaqua à ses occupations.
Nathalie m'appela pour regonfler son vélo; elle habitait à deux pas.

Arrivé devant chez elle, elle me prit la main et sans un mot m'amena jusqu'à sa chambre.
Toujours dans un silence monacal, elle se déshabilla et me fît comprendre d'en faire de même;
Elle s’allongea sur son lit; j'en fît de même;Nos mains se frôlèrent, puis se joignirent.

Nous restâmes je ne sais combien de temps l'un à coté de l'autre à se regarder; le souffle lent mais bruyant; le corps nu et tremblant. Nous nous  caressions des yeux; muets et si bavards avec nos regards, nos bouches se desséchaient; dehors l’écho lointain des rires de l'enfance nous parvenait et s'échouait  sur notre gravité. Nous venions de quitter les rives de l'enfance. Rien ne se passa d'autre se jour; mais j'en garde un souvenir étrange;
 comme un goût de paradis!


 

lundi 26 mai 2014

Carnet imaginaire - 1





Cayeux sur mer


les planches, cabanes

La belle époque



je passais souvent mes vacances avec mes grands parents...à cayeux ...
Nous allions tous les jours à la plage, mais de temps à autre,  avec grand père je marchais  le long des planches dans d'incessants allés retours ; je le regardais comme un géant...du haut de mes onze ans;  il m'impressionnait ..
Nous pouvions marcher des heures, parfois silencieux, parfois locaces...parlant des petites choses de la vie...ou m'initiant aux grandes idées du monde, qui restaient pour moi un peu vaporeuses...je le revoie encore dandelinant avec sa canne de bois ...